2 mai 1927 (journal 09:00)

Lundi 2 mai 1927 – matin

Je pars avec Melchior pour les obsèques. J’espère dénicher plein de renseignements là bas… Je cherche des concepts de personnages féminins. Je sais que Baxter avait une fille j’espère qu’elle sera là. Nous passons chercher la gerbe de l’Ordre des Chevaliers du Zodiaque et des Lettres, ensuite direction Swan Point. On n’oublie pas le costume noir et le carnet de notes.

2 Mai 1927 (journal 07:00)

Lundi 2 mai 1927 – matin

J’ai une idée! Je vais tout écrire. Je me suis levé à l’aube rien que pour ça, ça a dû me travailler toute la nuit. Je vais écrire tout ça et ce sera mon prochain roman à succès. Je vais pouvoir en écrire un morceau avant de partir pour le cimetière de Swan Point. En tous cas il ne faut plus lâcher le carnet de notes. il ne faudrait pas rater quelque chose.

1er Mai 1927 (journal 23:50)

Dimanche 1er mai 1927 – nuit

Ce matin c’était un dimanche matin comme les autres. L’église a sonné la messe à 10h30 et c’est là que je me suis levé. Il ne s’est rien passé de bien palpitant jusqu’à la réception de l’Evening Bulletin du Daily Providence Journal :

article-deces-philip-baxterBaxter est mort. Soit disant d’une maladie subite. Ça m’a fait un choc. Je ne l’avais pas vu depuis l’année passée mais tout de même. J’avais suivi ces cours assidûment à l’université et il m’a tellement aidé pour rédiger mes nouvelles. Sans parler du Signe Annonciateur. Sans lui rien n’aurait été crédible. Melchior est secoué aussi, après tout il le connaissait bien.

Finalement on a décidé d’organiser une soirée « Mémoire » en l’honneur de notre illustre membre honoraire. Beaucoup ont répondu qu’ils viendraient, le téléphone a chauffé à Providence aujourd’hui. Jonathan, notamment, nous a rejoint directement au club.

On était une trentaine finalement. Et comme à notre habitude il y avait de l’alcool… trop peut-être. A la fin de la soirée nous  n’étions plus que Melchior, Jonathan et moi. Et je pense qu’on a eu une hallucination collective. On a cru voir Philip Baxter dans un genre de fumée verdâtre en train d’agoniser. On a du trop boire, je ne vos pas bien comment ça peut être possible autrement. Quoiqu’il en soit ça nous a bien refroidi. On a pris un taxi pour rentrer. Là Melchior est couché, il m’a filé un de ces grigris indiens pour que je dorme bien. Y’a pas de raison de toutes façons. Mais je voulais quand même remplir le journal. De toutes façons on se revoit tous demain pour les obsèques, on aura l’occasion d’aborder le sujet… Car on ne l’a pas trop fait tout à l’heure.